1984

by Esthésie

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released April 2, 2012

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ESTHESIE -1984
Produit par l'Asso ESTHESIE - réalisé, écrit & composé par ESTHESIE - producteurs délégués: Elisabeth Revol, Emmanuelle Maigne, David Trujillo - réalisateurs artistiques : David Trujillo, Maxime Gendre - enregistré & mixé au Studio du Lys à Dammarie-les-Lys par Maxime Gendre - mastering: La Source - design graphique, logos, livret & packaging : Jean-Elie Trujillo (www.jeanelietrujillo.com) - avec le soutien de l'université d'Evry Val d'Essonne, l'université Paris I Panthéon Sorbonne.

BOOKING & MANAGEMENT / Elisabeth Revol
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Esthésie Paris, France

1984 est un album concept se déployant autour des thèmes du livre éponyme de George Orwell. On y trouvera également un hommage à Aldous Huxley, Ray Bradbury, Andreï Tarkovski, Philipp Glass,... .

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Track Name: Le Meilleur des Mondes
Le Meilleur des Mondes

Aldous qu’est-ce que t’en dis ? Tes mots se sont incarnés,
Ils sont en train de le créer ce monde que tu redoutais,
A grand coup marketing, pour qu’on soit bien dans nos baskets,
Du rêve et des chanteuses en string, pour qu’on se sente beau dans nos têtes,
Deepwater Horizon, des eaux troubles à l’horizon, sombres, acides, puantes, gluantes,
Regarde la marée montante, mais aucune maréchaussée ne pourra stopper la courante,
Des enfants contaminés, leur difformité me hante…

Aux finances ils s’en balancent, la bourse crie à l’indulgence,
Mais ne voient aucune urgence : « Demain tu auras ta chance, »
Pendant ce temps c’est toi qui raques pour éviter le Krach,
Pour qu’à Wall Street les monarques puissent continuer leur arnaque,
Tandis que les caméras se braquent sur le désert et sur l’Euphrate,
Sur les frasques et les débâcles de ce qui traquent Ben en Irak,
C’est l’orgie monétaire, c’est le monde à l’envers,
Ils se disent philanthropes, les myopes ne voient pas qu’ils détruisent la Terre,

Mais que peut donc faire Barack, barrage via des moratoires ?
Moratoire sur moratoire, mort dans l’œuf, il est trop tard,
Bats-toi pour l’amour l’espoir, en évitant le mitard,
Pendant qu’ils survolent le monde détruit par leurs idées noires,
Souviens- toi de Texas City et de Prudhoe Bay, demande donc à Robert Dudley,
S’il ignore tout des marées que BP provoque encore dans le Golfe de Guinée,
Rien aux journaux télévisés, préoccupés par Hallyday

Mêmes infos sur toutes les chaînes, mais qui tient donc les ficelles ?
Le pétrole a disparu, les côtes de Louisiane sont belles,
Venez donc faire du tourisme sur la Tour Eiffel,
Madoff s’occupe de tout, l’addition sera pour Kerviel,
Ils mitonnent, le moteur Pantone fonctionne et ça t’étonne,
Ca détonne et ça sonne, pour l’Afghanistan en somme,
Regarde les actions Danone, Actimel qui t’empoisonne,
Les PCB dans le Rhône,…. ici c’est l’Hadès qui trône,

Comme le chantonne Capleton, d’Islington jusqu’à Kingston,
Mes rimes tonnent raisonnent détonnent, comme un orage à Wellington,
Contre les tonnes de merdes de Pemex, les textes et les mecs de Carlyle,
Les fautes et les notes de Carbide, les victimes et les mines de Bhopal,
Toutes les mises et les crises des sub-primes, l’usine Sandoz à Bâle,
Face à ce mal global détale, ou tire des rafales de balles aux responsables,

On dirait qu’ils sont fiers de faire l’enfer et la guerre,
Pas de honte, c’est la banque et le compte qui comptent,
Comme le montre… Anaversa de Córdoba,
Si on s’en sort faudra éviter le détroit de Malacca,
On se croirait devant l’enfer comme le cratère de Darvaza !

Bienvenue dans Challenger, on va quitter l’atmosphère,
Pour atteindre un ciel meilleur, loin des nuages nucléaires,

Ils nous parlent de vivre d’ailleurs, d’aller vers de nouvelles Terres,
Ils ont Mars dans tous leurs viseurs et leur bêtise me sidère,
C’est l’assombrissement global, la planète s’obscurcit,
Chapitre 8 des prophéties, 30% en Russie,
Sous leur fausse démocratie, ils nous parlent d’écologie,
Font genre de la philanthropie, mais aiment que quand tu obéis,
Si tu peux baisser les yeux, ils te détestent si tu fuis,
Si tu bouges de leur emprise, si tu réclames des royalties,

Sur la route de la banqueroute tu te consoles avec les croûtes,
Face aux théories tu doutes et la partie tu redoutes,
Et la peur t’envahit, tu te noies dans le mazout,
On t’écrase coûte que coûte, on écrase ce que tu coûtes,
Quand ton message à du sens, qu’il pousse à la diligence,
Ton esprit de résistance, l’amour et l’intelligence,
Ils vont briser toutes tes chances, te pousser pour que tu flanches,
Je résiste et m’en balance, car avec ma langue je tranche,
La montée des intégrismes, de la haine et du fascisme,
Ils nous font des beaux discours sur le patriotisme,
Mais avec leurs lois laïques et leur délire identitaire,
Ils me donnent envie de vomir et de brûler tous leurs charters,
Tandis que ces repris de justice tripent sur l’ère sécuritaire,
La liste de leur demer, se déverse encore dans l’atmosphère,
Accident de Zeven, déversement de Benzène,
Catastrophe de Buncefield, ont-ils aussi ça dans les gènes ?
Regardez moi c’est barjos, le volcan de Sidoarjo,
Regardez moi ces bâtards, Boliden, Aznalcóllar
La Loire niquée par Total et le CNPE,
Matte la réserve de Crau contaminée par la SPSE,
Pollution à Seveso, Seveso à ses réseaux,
Leurs vaisseaux ont leur raison, qui n’obéit qu’au pognon,
Les chercheurs se prostituent, les lobbys lentement nous tuent,
Eux s’en foutent si nos enfants, meurent de leur cupidité,
Et que l’esprit flamboyant meurt sous la stupidité,
La super firme Nestlé nous fera toujours rêver,
A moins que l’on se lève enfin pour aller tout faire péter !
Track Name: Exodus
Exodus

Quand les déserts se taisent,
Douloureuse est la glaise,
Aucune parole n’atteint la ville,
Ici les mots sont futiles,
Peu m’importe pourtant,
Je viens remplir ton néant,
Captivant la parole,
Qui s’échappe en parabole,
Les prodiges vont arriver,
Je ne suis qu’un messager,
Ascète sur la fenêtre,
Ouverte par les prophètes,
Vas-y, hurle à ton tour,
Contre les tours, les vautours,
Mais si jamais tu restes sourd,
Sache que le vent qui m’entoure,
Fera muer ton appel,
D’Abel à Babel,
Alors d’abord prête l’oreille,
Prépare- toi bien au réveil,
Car difficile est l’exode,
Au pays de Nod,
On s’accommode de cette mode :
Partout des petits rois Hérode,
Qui inféodent leurs méthodes,
Peu leur importent les codes,
Et quand tu vis aux antipodes,
On t’assassine comme Hésiode,
Moi, je recherche une attache,
Y.H.W.H.
Ecoutez donc cet appel :
Echappez-vous du milieu d’elle !

Refrain

Paris, New-York, Tunis, Miami, New Delhi, Varsovie, Dakar, Djibouti, Marseille, Bagdad, Achkhabad, Bucarest, Bangkok, Koweït, Rabat, Belfast, Singapour, La Havane, Sofia, Anti-polis, Bishkek, Windhoek, Madrid, Manille, Berlin, Dublin, Pékin, Johannesburg, Tokyo, Moscou, Bakou, Ouagadougou, Canberra, Nassau, Dodoma, Bamako, Katmandou, Bogota, Lima, Mogadiscio, Lomé, Chicago, Brunei, Alger, Oslo, Mexico, Bissau, Guatemala, Jakarta, Detroit, Washington, Boston, Stockholm, Wellington, Freetown, London, Luanda, Atlanta, Astana, Paris,
Si tu veux t’en échapper, commence par être en vie…
Track Name: Logos
LOGOS

En vérité, en vérité, Dieu était le verbe,
Et des gerbes de mots inondaient le cosmos,
Le Logos originel d’où vint la pensée humaine,
Devenue obscure à l’Homme par le mensonge et la haine.
Kyrios, ton agape fait naître,
L’adverbe et le verbe dont se servent les prophètes,
Pour combattre la bête,
Résistance spirituelle qui embrase l’universel,
Échelle individuelle pour guerrier immatériel,
L’esprit en connexion avec l’amour infini,
Équilibre, évolution, pour les galaxies,
Beni Elohim révélé par le Messie,
Et ta verbalisation construira ma nouvelle vie.
Mecchia, je souhaite que tes mots jaillissent de nos lèvres,
Comme un souffle trop chaud pour balayer sans trêve,
Babylone et sa glaise et sa plèbe, et sa pègre si mièvre,
Que du sang, que du sang coule de ses rêves !


REFRAIN
En vérité, en vérité, Dieu était le verbe,
Et des gerbes de mots inondaient le cosmos,
Le Logos originel d’où vint la pensée humaine,
Devenue obscure à l’Homme par le mensonge et la haine.


Héraclite l’a dit : le logos est la raison,
Et s’il crée le réel, la vérité jaillit des sons,
Les sons sont dans la parole et la parole est dans l’homme,
L’homme se cache derrière le masque, mais peu importe les stigmates.
Si Cicéron à raison, que les âmes sont multiples,
Le choix lui se résume à une option unique,
C’est là la valeur humaine, peu importe ton origine,
Comme le mentionnait Mencius : la persona prédomine,
Idée boudée par Bouddha, là où l’abandon culmine,
Quoi qu’il en soit un seul choix : être le bon ou la vermine,
Entre chaos et ordre ton esprit vacille et vrille,
Car étroite est la porte du chemin qui illumine,
Comme Sénèque ou Epictète, tu peux être un homme intègre,
Difficile à notre époque où la pensée se désintègre,
Où la parole est perverse, Périclès périclite,
Car Lucifer reverse son pouvoir à une élite,
Mais les arcanes du savoir décortiquent le 6.6.6.,
Pour éviter les pièges que peut tendre la Matrice,
Je suis partisan des prophéties de l’Apocalypse,
Et veux voir les Illuminati brûler vifs dans l’éclipse !

REFRAIN


Le mensonge des USA pour que le feu tombe du ciel,
L’ennemi unique terrorise, comme le fantôme Ben Laden,
On entend les bruits de guerres et les hommes crier leur haine,
Dans le désert que jadis nous nommions Éden,
Le nuage de Tchernobyl qui s’arrête à la frontière,
Impossible de voir les chiffres du compteur Geiger,
Il paraît que Total travaille à notre avenir,
Et personne crie au scandale quand ils montent leur empire,
Choisir entre les cadres et les gosses du quartier,
Je préfère que les gosses vivent et qu’on brûle les P-DG,
Ils ont déclaré la guerre à la faune et la flore,
Bien avant la mise à mort du Rainbow Warrior,
L’alliance occulte des États et des multinationales,
A mis à sac notre culte au profit de l’immoral,
Trois fois l’homme qui voulait être Dieu,
Mais qui comme Icare périra par le feu,
Des madrigaux de Jacopo, aux trottoirs de Sodome,
Que ma musique brûle les comptoirs, les comptoirs de Babylone !
Track Name: Le Vrai on Verra
LE VRAI ON VERRA

Aujourd’hui, on entend de toute part des histoires de cauchemars,
Car l’avenir est vu noir, sans lumière, sans espoir,
Des complots étatiques, des mensonges hiératiques,
Des gouvernements à la solde d’industries chimériques,
C’est le croisement des mondes : occultes et incultes,
Le règne du mépris, du cynisme et de l’insulte,
Le ground zéro de Trinité, la fission alchimique,
La bombe atomique, les explosions balistiques,
La confusion, l’ésotérisme, le sexe et l’extrémisme,
Le règne des -ismes, des ego, et des schismes,
Mais rien ne date d’hier, tout commence par une guerre,
Ancestrale, d’où jaillit le tohu va bohu sur Terre,
Et cette guerre spirituelle éclabousse jusqu’à la matière,
A l’origine du monde moderne, des pères de nos pères,
On entend des rumeurs, des prophètes apocalyptiques,
Des paroles de terreur, des catastrophes cosmiques,
Des cercles et des croix, des planètes elliptiques,
Car derrière la matière, l’Homme est aussi atmosphérique,
Il veut s’élever et connaître les vertiges du pouvoir,
Les « morts » enterrent leurs morts, et les puissants les tuent pour voir,
Car quelle est la finalité de la domination ?
C’est la domination elle-même, ennemie des fils de Sion.

De là jaillissent des théories construites sur la raison,
De quoi renforcer la foi ou provoquer des frissons,
Aux vues d’étranges coïncidences qui ont une incidence,
Sur la dissidence de ceux qui souhaitent faire de la résistance,
Réalité, divagation, 2 axes au ground 0, car 1 vérité persiste, celle de 2 cerceaux,
Le bien ou le mal, à nous de faire le choix,
Le vrai on verra, le vrai on verra…

Selon certains, tout a commencé avec les sumériens,
Mais le serpent est plus ancien, c’est le « mégalomancien »,
Qui dans le récit biblique combat l’archange Michaël,
Repoussé, chassé du ciel, bien avant Mathusalem,
Avant les fils d’Israël, le tentateur d’Eden, le même,
Qui depuis toujours nous fait cultiver la haine,
Que l’on retrouve sur tous les fronts, les fronts des pharaons,
Homme-dieu de toutes les religions, le serpent, l’ancien dragon,
A l’emplacement de l’œil de la connaissance du bien, du mal,
Est-ce le serpent du Bouddha lors de son éveil mental ?
Quetzalcoatl aztèque, serpent civilisateur,
Le dragon d’extrême orient, impérial fédérateur,
Qu’on retrouve sur les murailles de la Babylone antique,
Jusqu’à la Déclaration des Droits de l’Homme allégorique,
Le vrai on verra…

L’Ouroboros, symbole de la résorption cyclique,
C’est la svastika indienne, hakenkreuz germanique,
Qu’Hitler prit pour le drapeau du IIIe Reich expansif,
Et qui fit d’une industrie, l’anéantissement des juifs.
Le peuple élu de Yahvé et toutes les minorités,
Par l’Homme-nouveau massacrées, c’est l’histoire de Prométhée,
C’est… l’ennemi caché… derrière les politiques,
L’Eglise Catholique, l’Islam des intégristes,
Le Mahdi autoproclamé, l’antéchrist, le maléfique,
Les… sociétés secrètes, la symbolique franc-maçonnique,
Skull & Bones, Illuminati, et culte satanique,
Bohemian Club, orgueilleux élevés comme les obélisques,
Ils se moquent de la Genèse, parlent de contes et de foutaises,
Mais aux quatre coins du monde, on se raconte les mêmes synthèses,
Les Incas parlent du déluge, d’un homme qui construit un bateau,
Pour s’en faire un refuge, prévenu de la venue des eaux,
Plus tard ses descendants souhaitent faire une tour jusqu’au ciel,
Et les dieux mécontents, mélangent les langues en pêle-mêle,
Les aborigènes racontent l’inondation de l’ancienne Terre,
Platon parle de l’Atlantide, des scribes égyptiens à son père,
Au delà des colonnes d’Hercule : un monde antédiluvien,
Ils furent les héros qu’on adule, les dieux grecs et égyptiens.

De là jaillissent des théories, construites sur la raison,
De quoi renforcer la foi ou provoquer des frissons,
Au vue d’étranges coïncidences qui ont une incidence,
Sur la dissidence de ceux qui souhaitent faire de la résistance,
Le vrai on verra…
Track Name: Le Rêve du Stalker
Le Rêve du Stalker (Apocalypse 6 ; 12-17)

Il se fit un violent tremblement de terre.
Le soleil devint noir comme une étoffe de crin,
Et la lune entière comme du sang.
Les étoiles du ciel tombèrent sur la Terre, comme les fruits verts d’un figuier battu par la tempête.
Le ciel se retira comme un livre qu’on roule,
Toutes les montagnes et les îles furent ébranlées.
Les rois de la Terre, les grands, les chefs d’armée,
Les riches et les puissants,
Tous, esclaves et hommes libres,
Se cachèrent dans les cavernes et les rochers des montagnes.
Ils disaient aux montagnes et aux rochers :
Tombez sur nous et cachez-nous loin de la face de celui qui siège sur le trône,
Et loin de la colère de l’agneau !
Car il est venu le grand jour de leur colère,
Et qui peut subsister ?
Track Name: Stalker
STALKER

Ce monde avance tel un train,
'
Estropié de ses freins,
Si les Stalkers le savent bien,
Tu soutiens les chiromanciens,

Un rien alternatif,
Nouveaux guides des fugitifs,
État d'esprit adventif,

Naufrage des radioactifs,
Où le temps joue dans la lutte,
Un voyage de cinq minutes,
Virtuel et dangereux,
Épopée des malheureux,
Les paysages de ce monde changent,
Les réels se mélangent,
Evoquent l’état d’esprit,

Exprimé par les commis,
Reflet de ceux qui parcourent
Et savourent les détours,

Œsophage matriciel,
Urinoir immatériel,

Seul,
E.
U.
L.

Les mots se transforment en balles,
Éparpillés en rafales,
Soulignant l’ère nucléaire,

S’ouvre un soleil vert,
Tous les grabataires se meurent,
Abandonnés au désert,
Le chérubin protecteur,
Kafir dés les premières heures,
Esse,
R.
S.

STALKER

Poly-alliage mimétique,
Élan vers une fin tragique,
Ultraviolet, infra-basse…
Vérité qui tabasse,
Etapes prédéterminées,
Nouvelle guerre universelle,
Toi à qui on coupe les ailes,

Guider par de vieux boulons,
Unions de nos excrétions,
Impressions de surimpressions,
Décalages de réflexions,
Expansions du fluor,
Reflets de ceux qui explorent

Les détours dans les tours,
Ere délétère sans amour,
Seul l’éther pour parcours,

N.
Antimatière pour exploitant,
Unie ceux qui vendent du vent,
Faire comme si c’était bon,
Rite d’exploitation,
Assassinat de perception,
Gavage, aliénation,
Examinés par tous ceux
S.T.H.E.S.I.E.

STALKER

Accusé de réception,
Mais aucune révolution,
Monolithe d’invasion,
Odyssée sans immersion,
Avancée vers la disette,
Mais ce qui m’inquiète encore,
C’est qu’à bord, personne ne s’inquiète,
Octosis, néo silence,
Pour les flèches qu’on balance,
Écran plat comme nos vies,
Aussi banales que l’industrie,
Qu’on rêve de voir au cinéma,
Gloire d’instant et d’apparat,
Réductions technologiques,
Raccourcis hypothétiques,
Vitesse spatiotemporelle,
Décalage spirituel,
0% de matière grasse,
Mais un maximum d’angoisse,
Éternelle jeunesse,
Comme nos tristes vies qu’on laisse,
Disparaître sous la liasse,
Des pubs et de leurs pétasses,
De l’amour qu’on achète,
Jusqu’à en perdre la tête,
Adoucissant la pilule,
Celle qui dit : « on t’encule »,
Que ce monde est beau,
J’en rêve plus qu’il ne faut,
Le vent, l’air tiède et les oiseaux…
Que ce monde est beau…

STALKER
Track Name: L'Esthétique de la Ruine
L’Esthétique de la ruine

Je viens d’avoir 16 ans, on les a fêtés hier,
Pourtant ce n’était pas tripant, je me moque des anniversaires,
Je n’ai encore rien vu, rien vécu non plus,
Mais j’ai une haine ambiguë, tu sais celle-ci me tue,
Comme un poème acrostiche, peu importe l’hémistiche,
On peut lire en vertical : résident d’un quartier riche,
Du genre solitaire, m’inventant des amis,
Tout comme les coléoptères, je ne comprends pas ma vie,
J’ai envie de faire le mal, torturons leur caniche,
Ma haine est aussi fatale que je vomis la flamiche,
Mon père a des idées, qu’il dit fondamentales,
Nous sommes la liberté, une nation magistrale,
Il est bon de bombarder ceux qui veulent nous faire du mal,
Si la Terre était un dîner nous en serions le Graal,
Politique radicale, pour mon père un régal,
Je l’approuve et j’en suis fier, même si j’ai mal.

Refrain musical

Je repense aux plus grands, ils me passent à tabac,
Tout le monde m’appelle le gland, les filles se moquent de moi,
Mais j’ai trouvé des amis, comme moi ils en ont marre,
Ils se disent néonazis, ils illuminent mon regard,
J’ai les yeux du révolté, prêt à tout faire cramer,
Comme ces bandes de basanés qui n’arrêtent pas de me racketter,
Mais t’inquiète pas papa, moi et mes potes on a un plan,
On verra, oui on verra, à la fin qui sera le gland,
On a rassemblé les armes que possèdent nos parents,
Parés ainsi on incarne un futur bientôt présent,
Calibres et carabines, Cocktail Molotov maison,
Juste à trois on assassine, on fait flipper la nation,
Tu veux marquer l’Histoire, mais t’habites Columbine ?
C’est facile tu vas voir, on a saisi la combine,
Je viens de buter mon père, aujourd’hui je n’ai plus peur,
On a provoqué l’enfer dans mon lycée à 11 heures.

Refrain musical

La morale de cette histoire, si du moins il y en a une,
C’est que l’amour des avares, finit par faire la une,
Mais c’est la jeunesse qui trinque, qui sont les responsables ?
Nous le sommes tous, je requinque la morale de cette fable.
Comme l’explique Michael, on lance la pierre aux rocks stars,
Mais ce sont des clowns qui brêlent, inoffensifs comme le noir,
Le vrai danger c’est la peur qu’on inculque aux citoyens,
Une peur d’abrutisseur sans fondements cartésiens,
On finit par se méfier de sa propre maman,
On s’arme pour se protéger, mais notre ennemi c’est le vent,
Il nous faut trouver une cible, une raison d’exister,
Quitte à citer la Bible pour ensuite aller tuer,
C’est le gouvernement appuyé par les médias,
Qui veut rassembler les gens autour de ce même combat,
Mais c’est tellement plus facile de buter le voisin,
Tout comme de taper l’exil pour devenir un assassin,
Nous ne sommes que des hommes portés sur la bibine,
C’est la décadence de Rome, l’esthétique de la ruine.
Track Name: Phoenix
Le Phœnix

Sur la route de ma conscience,
Je ne suis plus un vagabond :
Expert dans ma science,
Elle répand chez moi un poison.
Car je souffre quand j’écris,
Toi-même tu sais pourquoi je crie,
Mais j’écris pour ne plus souffrir,
Paradoxe, mais je respire,
Par cette musique universelle,
Dont tu emprunteras les ailes,
Si tu veux vraiment t’évader,
De la cage dans laquelle tu es.
J’ai un message à donner,
Même si personne ne veut écouter,
Car tu sais, si je fais l’impasse,
Demain, c’est moi qui trépasse,
Or je suis un combattant,
Je sens que j’ai ça dans le sang,
Fini le temps du mort-vivant,
Comme la majorité des gens,
Se donnant des airs en critiquant,
Mais sans jamais amener l’action,
Je laisse parler mes passions,
Catalysées par ma raison,
Même si en face y’a l’oraison,
Peu m’importe l’intimidation,
Je suis préparé à l’affront !

Refrain :
Allons gamins de cette saloperie,
Le jour de gloire semble arrivé,
Contre nous loin de cette tyrannie,
L’étendard cinglant est élevé.
(x2)

Fini le temps de la léthargie,
Fini le temps de l’anesthésie,
Envoie chier l’immobilité,
Il est temps de te révolter,
Quand tu bois ces paroles,
Prends- les comme une parabole,
Je parle bien de révolution,
Mais appliquée à tes notions,
Constituant ton moi interne,
Fais de ton esprit une lanterne,
Revois tes conceptions,
Pour sortir de l’aliénation,
Comprends mon thème,
L'Éden c’est l’Amour,
Et c’est parce que je t’aime,
Que je check le mic à mon tour,
Enfant de la génération X,
Invincible est le phœnix,
Rejoins- nous si tu veux,
Un monde meilleur, de meilleurs vœux,
Un réveil choquant et nerveux,
Consciencieux de ce que tu veux,
Et si tu te sens à la hauteur,
De redevenir un acteur,
Pour tes enfants et tes sœurs,
Et pour tous tes frères malheureux.
Moi je laisse parler mes passions,
Catalysées par ma raison,
Même si en face y’a l’oraison,
Peu m’importe l’intimidation,
Je suis préparé à l’affront !

Refrain :
Allons gamins de cette saloperie,
Le jour de gloire semble arrivé,
Contre nous loin de cette tyrannie,
L’étendard cinglant est élevé.
(x2)

Le monde entier veut se faire roi,
Glorifie Barack Obama,
L'État vend des balles au Rwanda,
Et commémore Beach Omaha,
Réclame des instants de paix,
Pas de vétérans sénégalais,
Peu importe ce que tu revendiques,
Les CRS usent de la trique,
Délogent les pauvres des églises,
Se foutant bien du droit d’asile,
Ils créent des polémiques,
Autour du voile islamique,
Pour une minorité bafouée,
On élimine une liberté,
Et peu importe les droits de l’Homme,
Ou bien ton curriculum,
Tu l’as profond dans le rectum,
Par des actions parabellum,
Ce pays est plein de fachos,
Malgré les blagues et les mots,
Ils méprisent notre rap-music,
Mais nous censurent dès qu’il y a un hic,
Si les flics bossaient l’intellect,
Y’aurait moins de connards à casquettes,
J’emmerde la droite, le patronat,
Et les extrêmes ? N’en parlons pas,
Le pape, l'Église et leurs États,
Et le commerce, la vendetta,
Les cocos tout aussi fachos,
Que les fachos...
Je ne veux que de l’amour ici,
Mon seul guide reste Jésus-Christ.

Refrain :
Allons gamins de cette saloperie,
Le jour de gloire semble arrivé,
Contre nous loin de cette tyrannie,
L’étendard cinglant est élevé.
(x2)
Track Name: Trinité Bipolaire
Trinité Bipolaire

Le dilemme est difficile,
Car le malin sait se faire habile,
Toi tu restes fébrile,
Ta vie est comme un battement de cil,
Sur l’échelle universelle,
La dialectique antinomique se mêle,
Ta maïeutique s’emmêle,
Et leur éthique pandémique pratique le zèle,
Les mondes se questionnent,
Lorsque mes ondes dans l’espace raisonnent,
Antigone, j’ambitionne,
D’enterrer ceux que vos lois cantonnent,
Ce monde est aphone,
Profond, je fonds, me confonds à la faune,
Ce monde déraisonne,
Mon microphone décagone de ma voix l’harponne…

Refrain :
Bi pôle trinitaire,
Trinité bipolaire,
Bi-boy dignitaire,
Ténuité populaire,
Bémol téméraire,
Equité pour mes frères,
Bi pôle trinitaire,
Trinité bipolaire.

Triangle
Rectiligne,
Industrie
Naturelle,
Insouciance
Terrorisée,
Ego-centre
Bipolaire,
Invention
Prophétisée,
Océan
Lyophilisé,
Attitude
Intérieure,
Réflexion
Extérieure,

La belle et la bête,
Epaulées par tous les faux prophètes.
S’invitent à la fête,
Et crucifient l’homme de Nazareth.
Sur l’Har Megiddo,
Les ennemis vont subir son fléau.
Mon chef : Ecce Homo,
Pour faire s’écrouler les murs de Jéricho.
Trois anges : un message,
Héritage de courage pour les sages.
Festin d’anthropophage,
Sur fronts et poignets : même tatouage.
Sortez de son sillage,
De fer et d’argile est l’alliage.
Hors de l’œsophage,
J’ai pu voir que leur monde n’était qu’un mirage.

Refrain :
Bi pôle trinitaire,
Trinité bipolaire,
Bi-boy dignitaire,
Ténuité populaire,
Bémol téméraire,
Equité pour mes frères,
Bi pôle trinitaire,
Trinité bipolaire.
Track Name: Nos Rêves
Nos rêves

Il y a ces filles sur la scène, qui s’élancent et qui dansent,
Qui effleurent les planches d’ébène, semblent parfois s’envoler vers l’Eden,
C’est la grâce, la beauté, exercée dans les peines,
Calfeutrées en ce lieu, sous les lumières ancrées, où même les rideaux saignent.
Où même les rideaux saignent,
Où même les rideaux saignent,
Il y aussi cette fille assise dans le noir qui les fixe du regard,
Les yeux brillent, s’illuminent, entourée de miroirs,
De figures silencieuses, comme des ombres,
Tour à tour silhouette, tout autour visages sombres.
Elle, elle ne dansera jamais, jamais, elle, elle voudrait être peut-être.

Elle est seule au milieu de ce monde, rêve d’y être, mais sans cesse retombe,
Elle est seule au milieu de la Terre, veut la lumière, mais sans cesse retombe.

Elle ne dansera jamais, rejetée, résignée, et ses rêves sont trop lourds à porter,
Elle préfère se taire, accepter en silence, en souffrance, et lentement s’en aller,
Parce que sa confiance tombe, se plombe, succombe dans le regard des autres,
C’est le destin, la vie, le chemin, l’existence, mais ce n’est pas sa faute.

PAUSE

Il y a ce type qui marche seul, sage, qui s’accroche à son but,
Son objectif, vivre, survivre, contrer la misère, la lumière est son culte,
Il contemple les 4 par 3 fait de bric et de broc,
Qui montrent ce qu’est devenu le bonheur sous le choc des stocks.
Il déambule dans la ville, que le ciel illumine, mais la lumière l’ignore,
Il cherche pourtant à avoir ses faveurs, un sens, l’existence qui lui donnerait un corps,
Espérant secrètement que le monde s’évapore, vers un tout où le vent serait une métaphore,
Où la paix et l’amour seraient toujours plus forts, pour qu’elle puisse danser sans la mort.
Il y a cette masse face à lui, face à face, que l’esbroufe bouffe,
C’est le peuple, la misère des peuples, la même qui l’empêche de danser qui l’étouffe,
C’est le chagrin des mondes, le jardin des immondes, ceux que la vie ignore ou malmène,
Qui sont loin des lumières, loin des yeux, loin des scènes, loin des peines oubliées de l’Eden.

Il est seul au milieu de ce monde, rêve d’y être, mais sans cesse retombe,
Il est seul au milieu de la Terre, veut la lumière, mais sans cesse retombe.
Track Name: Ezéchiel 25;17
Ezéchiel 25 ; 17

Après les premiers hommes, il y eut Abel et Caïn,
Une sombre histoire de jalousie, Caïn devint assassin,
Sédentaire vagabond chassé à l’Est d’Eden,
D’où sortirent les nations qui bâtirent le monde moderne.
Encore aujourd’hui, nomades et sédentaires se font la guerre,
Comme Hutus et Tutsis, depuis des millénaires,
Et dans ce drame trompeur posé par Lucifer,
Nous oublions souvent que nous ne sommes que poussière.
Déifié, il défia Dieu, méfiant se défia,
Se délia de ses liens, des liens de sa liberté,
Renonça à la promenade, dressa des palissades,
Monta des barricades, puis ce fut l’escalade :
Il tua ses enfants, fit prisonniers ses parents,
S’inclina face au serpent, viola les filles d’Adam,
Avec ses actes rebelles est née l’idée de Babel,
Une tour pour crever le ciel et devenir immortel.
Quelques millénaires, des pyramides pour les Pharaons,
Pour qu’aux siècles des siècles, on se souvienne de leur nom,
Comme chaque puissance, les dynasties construites,
Sur le sang des innocents, la mort des moabites.
Aujourd’hui encore qui construit nos gratte-ciels ?
Un peuple déporté, les descendants d’Abel,
Esclaves, pour le contrôle : des papiers, des policiers,
Toujours prêts à insulter ceux qu’ils sont censés aider.

PAUSE

Babylone émergea deux millénaires plus tard,
Vit grandir sa puissance sous Nébucadnetsar,
Obsédé par une idée, faire de l’Homme un demi-dieu,
Brûler les enfants vivants devant Moloch et ses yeux.
L’épopée de Gilgamesh, proche de celle de Noé,
Mais les mondes se dessèchent, les déserts ont avancé,
Les premières lois humaines, celles d’Hammourabi,
Les rois qui se démènent pour asseoir leur tyrannie.
Puis les Mèdes et les Perses firent chuter le royaume,
Comme le prédit Daniel, quand son pouvoir fut au summum,
Les jardins suspendus et la porte d’Ishtar,
Emportés au désert jusqu’aux plaines du Qatar.
Sous la poussée des grecs, l’empire Perse plia,
Athènes et Sparte réconciliées comme la RDA,
Et l’on vit dans les déserts de régions lambda,
Ether et Déméter massacrer Zarathoustra.
Les prémisses de ce courage, futile ou utile,
Dans le barrage de sang du passage des Thermopyles,
Darius le grand fut vaincu à Marathon,
Ses hommes ont été repoussés par l’imberbe Apollon.
Du symposium, du quorum et de la poétique,
Des philosophes grecs jusqu’aux romantiques,
Du macédonien Alexandre Le Grand,
Le Tigre et l’Euphrate coulent toujours vers l’occident.
Des boucliers de fer, une industrie de guerre,
Mercure et Jupiter liés pour assouvir la Terre,
Le choc du tonnerre, obscure est la lumière,
A Rome, les Hommes pensent être comme la pierre,
Car Néron a menti, comme Bush et comme Hitler,
C’est la blitzkrieg, meurtriers dans leur guerre éclair.
Ils ont souhaité asseoir leur infâme tyrannie,
Et ceux qu’ils nomment « barbares » ont délivré l’infamie.
Et voilà que Constantin dessine sur son armure le X,
Victoire sur victoire, mais la même idée fixe :
Il débarque en héros, se prend pour Spartacus,
Et aimerait que le monde vienne lui nettoyer l’anus.
Quand on voit ces vanités, gloires et foutaises,
Les rivières de sang, les sourires et la glaise,
L’orgueil et le vent, pour glorifier leurs tombes,
On se dit que vivement, que vivement la fin du monde.

PAUSE

Ils ont dessiné partout l’auréole du dieu soleil,
Ils ont déplacé le shabbat au jour du dieu soleil,
Ils ont glorifié Isis et Osiris dans la mère et l’enfant,
Et ont créé les mystères pour glorifier Satan.
C’est ainsi que l’histoire chaque jour se répète,
Siècle après siècle, ils ont suivi la bête,
Pour créer un système parfait de domination,
Par soif de cupidité de quelques trublions.
Aujourd’hui c’est la même, le même anathème,
La même haine, le même blasphème, l’extrême,
La même millionième bêtise de quelques stratagèmes,
Le même sang qu’ils sèment, qu’ils drainent jusqu’en Géhenne.

Depuis des siècles, ils ont méprisé le cercle,
Ils ont adulé les traîtres et crucifié nos prophètes,
Traîné dans la boue nos nouveaux poètes,
Qu’ils s’entêtent à faire taire, qu’ils enterrent, qu’ils maltraitent.
Aujourd’hui encore, ils ne cessent de mépriser,
Se moquent de nos paroles censées,
Crachent sur les mondes oubliés,
Ne souhaitent pas être bousculés,
Tous pleins de préjugés, d’idées reçues, de vérités bien nettes,
Etablies par des pontes sur les bords de leurs cuvettes.
Ils exploitent, détruisent, rabaissent, ridiculisent,
Crachent sur ta tête, pensent tout connaître,
Incapable de renaître, ils se sentent pourtant les maîtres,
Jubilent, jubilent devant la détresse juvénile.
Ils sont armés du mépris,
Leurs munitions : la connerie,
Aussi claire que leurs envies,
A chaque instant prêts à tirer,
Car comme dans leur tête,
Ils sont fous, ils sont fous, ils sont fous…
Ils sont fous de la gâchette.
La détente c’est leur langue qu’ils ne savent pas tenir,
Ils se protègent d’un miroir qui déforme tes dires,
Pour se défendre ils t’accusent de leur propre mensonge,
Ils t’écrasent, mais c’est la peur qui les ronge.
Adeptes du lynchage, ils se sentent plus sages,
En brisant les rivages, mais ce ne sont que des singes,
Qui s’habillent en humain pour voler nos lendemains,
Pour briser les visages qui ne seraient que trop humains.
Ils voudraient devenir Dieu,
Pour enfoncer des pieux,
Sur toute la surface du monde,
Jusqu’au plus haut des cieux,
Ces petits singes de l’espace,
Qui souhaiteraient voler ta place,
Conquérir l’univers,
Après avoir niqué la Terre.
Je n’en peux plus de leurs bêtises,
De la haine qu’ils attisent.
Cupidité sans frontière,
Je n’en peux plus de la misère,
De la souffrance de mes paires,
De leur magouille parlementaire,
Des vraies solutions qu’on enterre,
Je n’en peux plus de leur chimère.
Que la fin du monde arrive, Seigneur Dieu je t’en supplie,
Viens balayer par le feu, je t’en prie, anéantis.
Je t’aiderai à détruire les tours, la haine et les vautours,
La bourse, les zoos, les réserves, les alentours.
Donne- nous des boucliers pour défendre ce qui reste,
Ce qui reste de l’amour, de la vie et des êtres.
Quand on voit leurs vanités, gloires et foutaises,
Les rivières de sang, les sourires et la glaise,
L’orgueil et le vent, pour glorifier leurs tombes,
On se dit que vivement, que vivement la fin du monde.